samedi 22 juin 2013

Edith Piaf et Charles Trenet superstars!

Depuis quelques années, Edith Piaf, les deux grandes vedettes françaises des années 40-50 font un tabac fou en Angleterre et aux USA.
Le phénomène dépasse l'incroyable succès de Mireille Mathieu en Allemagne car le cinéma et la télévision s'en emparent:

L'une des premières occurrences se trouve dans l'incontournable Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg où une scène presque surréaliste met en scène une troupe de soldat assis au milieu de ruines et écoutent Tu es partout d'Edith Piaf:



La Môme revient ensuite dans le film Inception de Christopher Nolan où sa voix à nulle autre pareille perd le spectateur dans les méandres des rêves...




Pendant ce temps, Charles Trenet s'invite  chez Mr Bean dans Les vacances de Mr Bean et dans la série LOST avec La mer. Sa chanson est retrouvée chez la sauvage Rousseau, française, et est chantée en français dans la version originale. La version française remplace cette belle initiative par la version anglophone de Bing Crosby Beyond the sea. On peut penser que ce sont à ces paroles que pense Rowant Atkinson lors du final tonitruant de son deuxième long-métrage de Mr Bean.




C'est le même Charles Trenet qui s'invite dans l'univers de 007 sur l'île du terrifiant Raoul Sylva de Skyfall. La musique passe en fond et renvoie non sans ironie à la carrière de terroriste du maître des lieux, s'intitulant Boum et chantant entre autre chose "le monde entier fait boum!"






Enfin, il semble y avoir un petit nouveau sur cette liste des chanteurs d'hier, superstars d'aujourd'hui. Il s'agit de Jacques Brel dont on fredonne en français, noblesse oblige!, le célèbre Ne me quitte pas! à la fin d'un épisode de la récente série Person of Interest. Le méchant principal de la série entre en prison et fait tuer son père auquel semble s'adresser ironiquement cette chanson.


lundi 17 juin 2013

James Bond contre James Bond 2: Combats des interprètes

Dans le style détournement de films, la mode est aux duels entre héros de films. On peut par exemple voir s'entretuer James Bond et John Mclane ou se poursuivre James Bond et Jason Bourne. Cette mode vire au rap'battles entre ces personnages.

On pousse la fantaisie à imaginer des duels entre les différents interprètes de Bond et les rounds ne sont pas peu nombreux. La première voyait Pierce Brosnan abattre le Daniel Craig de la fin de Layer Cake.

Toujours plus inventifs, chaque jour apporte son lot de nouveaux combats entre interprètes. Alors, choisissez le votre et voyez s'il gagne!

Pour le Panthéon James Bond, je mets en ligne ceux qui me paraissent les plus excellents. Les paris sont ouverts! Bon spectacle!








Vive les James Bond, vive le cinéma et vive la Reine!

James Bond contre James Bond 1: Combats des anciens

Rien n'est jamais acquis pour interprété James Bond 007.
D'aucuns, parmi les plus célèbres y ont laissé des plumes: David Niven, Patrick Mcgoohan, Sam Neil, James Bolin, Hugh Grant, George Clooney, par exemple.

Avec le Dr No, on trouve déjà trois prétendants auxquels Sean Connery souffle la place:

1) Patrick McGoohan

Célèbre pour Le Prisonnier ou Destination Danger ainsi que ses apparitions dans Columbo et Braveheart, Mcgoohan a été un premier choix des producteurs lorsque Cary Grant a refusé le rôle. Très intéressé par le rôle, l'acteur américain qui doit sa célébrité au Royaume-Unis s'est porté volontaire...et a échoué au rôle.





Pour plus d'information, vous pouvez aller voir le formidable site Quantum of Bond qui consacre un article à cet acteur.




2) David Niven

Autre prétendant au rôle, David Niven, célèbre acteur britannique du temps, très apprécié du public.
Il ne pourra hélas pas l'interprété malgré de nombreuses tentatives pour décrocher le rôles.
C'est pourtant un James Bond, puisqu'il le joue de façon officielle dans le Casino Royale de 1967 en tant que seul et unique vrai James Bond.
Niven en profite d'ailleurs pour lancer une pique à Connery en le faisant passer pour un "acteur libidineux" chargé d'interpréter son rôle.




3) Roger Moore

Dernier prétendant au rôle qui reviendra plusieurs fois à la charge, Sir Roger Moore. Considéré comme l'acteur promu par Ian Fleming en personne bien que la chose soit mise en doute aujourd'hui, il se voit abandonner pour l'écossais Sean Connery, un débutant de l'époque. Rageant, il multipliera les tentatives. Dans Le Saint, son personnage de Simon Templar se fait passer pour James Bond auprès d'un David Hedison, futur Leiter. Puis dans Amicalement vôtre, L'adversaire de Dany et Brett dans l'épisode "Un enchaînement de circonstances" trompe les services secrets en remplaçant une valise qu'ils recherchent par une fausse contenant la collection intégrale des romans de James Bond.

Le réalisateur de cet épisode, Peter Hunt, qui a aussi fait tourner Roger Moore dans Les oies sauvages, est un habitué de la saga qui a réalisé Au service secret de Sa Majesté. Faut-il dès lors croire que le choix de Lazenby est né d'une volonté initiale de donner le rôle à Moore?

Toujours est-il que Millicent Vincent, grande amie de Roger Moore, le fait intervenir en tant que Bond dans son show, créant ainsi ce qui est devenu le volet officieux James Bond en vacances.
Le film-détournement de Hazanavicius Superman contre Derrick confronte Roger Moore et Patrick Mcgoohan, sans doute en référence à cette rivalité pour le rôle de 007.



En 1973, Moore obtient finalement le rôle.




4) Jeremy Brett

 L'interprète le plus fameux de Sherlock Holmes aurait pu jouer 007!
On ignore la raison pour laquelle on lui a préféré Sean Connery.



5) James Mason

Envisagé parmi les premiers comme un parfait interprète de Bond, on ignore là encore la raison de son échec pour le rôle.



Pour Au service secret de Sa Majesté, on cherche un nouvel interprète pour remplacer Sean Connery.
Plusieurs personnes se proposent. Roger Moore mais aussi des interprètes plus inattendus...

 1) Adam West

L'interprète de la série et du film Batman  des années 1966-1968 aurait passer des auditions pour le rôle de 007 au sortir de sa célèbre série. Cela aurait été été un échec.



2) John Richardson

Il reste des photos d'audition de celui qui était le favori de l'époque, aujourd'hui principalement connu pour son interprétation du troglodyte Tumak d'Un million d'années avant J.C, film qui réuni des habitués de la saga James Bond comme Martine Beswick ou Robert Brown. Il se fait coiffer au poteau par Lazenby.






3)  Hans De Vries et Anthony Rogers

Il s'agit d'acteurs méconnus parmi les finalistes pour le rôle que la sélection de Lazenby a éloigné du succès. Outre son rôle anonyme de technicien dans On ne vit que deux fois, un autre James Bond, Hans De Vries fait parler de lui en tant que méchant de l'un des plus essentiels épisode du second Dr Who, interprété par Patrick Troughton. Il y interprète un cybermen, l'un des pires adversaire du célèbre Seigneur du temps.



Anthony Rogers, quant à lui, est connu pour avoir joué l'une des pires créatures de la même série, le sensorite, face à William Hartnell, le premier Docteur.



 

4) Timothy Dalton

On connait bien ce jeune acteur alors peu connu, non sélectionné car considéré trop jeune.
En 1989, plébiscité entre autre par les Drôles de dames, il sera propulsé dans le rôle en fait et place de Sam Neill et Pierce Brosnan.






5) Michael Caine

On ne présente plus Michael Caine, on s'étonne de ce qu'il n'ait pas décrocher le rôle alors. Surtout qu'il était le principal concurrent en terme de popularité de Roger Moore à cette époque. Peut-être était-ce pour la raison qui fait que Craig est si peu apprécié: il tirait sur le blond.


6) Terence Stamp

Superman, Star Wars, Elektra, Max la menace, l'acteur n'est pas non plus un inconnu. Ses idées d'improvisations ne plaisant pas aux producteurs, il fut éconduit.


Pour Vivre et laisser mourir, Roger Moore n'est pas seul au portillon et doit se battre avec John Gavin, déjà attendu dans Les diamants sont éternels. Mais l'homme est américain et le privilège est réservé à Roger Moore en cela qu'il est anglais. John Gavin remplace alors Frederick Stafford dans le rôle d'OSS117, l'agent français qui n'aura été joué pratiquement que par des américains (Piccoli et Dujardin exceptés)





Lorsque John Glen prend les commandes en tant réalisateur, il veut se débarrasser de Roger Moore. Raison pour laquelle postulent trois interprètes qui se retrouveront le bec dans l'eau puisque Moore reprend à nouveau le rôle du gentleman killer.

1) Sam Neill

Il dispose d'un grand nombre de grands rôles, grands films et depuis peu de grandes séries mais reste le sage et prudent paléontologue de Jurassic Park, le Pr Alan Grant.
Mais il a failli devenir Bond, James Bond.
En témoignent encore des bouts d'essais, des photos de l'époque.
Par deux fois, il va tenter sa chance: lors de Rien que pour vos yeux et lors de Tuer n'est pas jouer. Lors de ces dernières audition, Pierce Brosnan manquant à l'appel, on lui décerne le rôle. Aigri, il le refuse.




2) James Brolin

Il a les initiales qu'il faut et il fut très vite considérer comme un candidat sérieux. Le père du nouvel Agent K des Men in Black, Josh Brolin, a joué le rôle titre de L'espion qui m'aimait. C'est lui qui interprète l'amant de XXX que Bond tue au début du film. On souhaitait le prendre pour remplacer Moore. Mais sa présence dans un volet si récent lui a porté préjudice.


Il reste néanmoins de lui bouts d'essai et photos comme il se doit.




3) Ian Ogilvy

Plus connu sous le nom de Simon Templar, le successeur dans le rôle de Roger Moore n'a pas eu la chance de lui succéder dans celui de 007.



Le seul qui n'ait pas été présenté pour les concours pour le rôle avant Tuer n'est pas jouer est Pierce Brosnan, ami de Roger Moore et mari de Cassandra Harris, repéré lorsqu'il est venu visiter les plateaux de Rien que pour vos yeux.
Indisponible pour Rien que pour vos yeux, ayant à terminer la série Remington Steele, il ne deviendra effectivement James Bond qu'en 1995 dans Goldeneye.





Mais la rumeur veut qu'un autre interprète a failli avoir le rôle à sa place. Fort du succès de La liste de Schindler, Liam Neeson a été approché par les producteurs. Il aurait cependant refuser le rôle, souhaitant continuer à jouer dans des films d'auteur.


D'autres rumeurs parlent du français Lambert Wilson ainsi que du 8e  Docteur Who alias Paul Mcgann.
                                             


 En 2006, on change de nouveau d'interprète. Et la liste est longue à laquelle Daniel Craig fait un pied de nez: George Clooney, Hugh Grant, Clive Owens, Ioan Gudruff, Geoffrey Moore, Jude Law, Julian McMahon, Colin Farrell, Hugh Jackman, Henry Cavill et bien d'autres encore!

Le plus incroyable reste le français Romain Duris auquel on réservait le rôle du Chiffre ou de Dimitrios (selon les sources) et qui refusa pour un motif des plus égocentrique: il voulait jouer James Bond ou rien.


James Bond reincarnation

Il est une personnalité qu'on évoque peu et qui pourtant aurait pu jouer le célèbre espion. Plusieurs fois retenu, jamais sélectionné, il aurait pu plus ou moins réincarner un ancien James Bond, celui de Roger Moore.

Et pour cause, il s'agit de son fils, Goeffrey Moore, dont la filmographie est malheureusement plus étendue sur les sites Nanarland et Ecran Large qu'au par ailleurs. C'est un tort!


Car en effet, ses films les plus connus sont les volets du dyptique érotique d'Andy Sidaris Fit to kill et Hard hunted qui content les pseudo-aventures de deux espionnes Nicole et Donna, dont rien que les noms annoncent la couleur. Goeffrey y campe un alter-ego de 007 et reprend même des poses de son père:


Cette affiche du film Fit to kill donne dans le pastiche des portraits où Roger Moore pose entouré des belles femmes pour la plupart de ses aventures dans la saga 007.



Cet extrait du film fait un évident clin d'oeil à l'affiche de Rien que pour vos yeux qui fit polémique à la sortie du film:



Et pourtant, on oublie l'essentiel si l'on se perd dans ces eaux troubles du cinéma. Goeffrey Moore a participé en tant que 3e assistant réalisateur à la création de Dangereusement vôtre, un James Bond où son père campe 007. C'est dire s'il est connu des créateurs de la saga. Faut-il penser que les producteurs le refusent à cause de son trouble et sulfureux passé des années 90?

Une chose est sûr, Geoffrey Moore et Roger Moore incarnaient déjà dans les années 70 un même personnage, avatar de 007: Lord Brett St-Clair. En ira-t-il un jour de même avec James Bond?




"Yes, i'm the great pretender!"

Mon nom serait Bond, James Bond.




Qui n'a rêvé parmi les hommes d'être ou de devenir le célèbre espion britannique? Le plus important est-il d'être Bond ou de rêver de l'être? Bonne question pour un jour d'épreuve de philosophie.

Il existe un James Bond pretender, un acteur qui joue un personnage rêvant d'être 007.
Oh, bien-sûr on pourrait citer les multiples faux James Bond du volet officieux de 1967: Evelyn Tremble (Peter Sellers) ou Jimmy Bond (Woody Allen), par exemple.



Mais il s'agit d'un autre homme, ayant réellement existé, campé au cinéma par un homme auquel beaucoup d'homme voudraient ressembler. Il s'agit de Frank W. Abagnales interprété au cinéma pour le film de Steven Spielberg Attrape-moi si tu peux par le séduisant Leonardo Di Caprio.
Dans ce film, la vedette de Titanic et de L'Homme au masque de fer joue un jeune escroc dont le sans-gêne et l'inventivité permettent de se faire passer pour un pilote de ligne, un inspecteur du FBI, un riche milliardaire et j'en passe! Mais Frank a un rêve secret: il veut être James Bond. Il se fait faire la coiffure et le smoking de 007 et s'essaye devant un miroir. Il se fait appeler M. Fleming en hommage à l'auteur ds aventures de l'espion et conduit une Aston Matin DB5. Une scène d'anthologie ou Spielberg confronte Di Caprio à Sean Connery. Une scène à connaître!







Le James Bond pretender est d'ailleurs en passe de devenir le premier James Bond italien ou américain (au choix), sa prestation dans Gatsby le magnifique ayant créé un engouement pour l'acteur auprès des financiers et du public.



Les réseaux sociaux et le net entretiennent sinon la discussion du moins la polémique.
Le site Mediamass s'amuse à un petit "florilège" des réactions d'internautes:

"Twitter fut rapidement submergé de messages au point de retrouver #DiCaprioJamesBond en tête des mots clés hier. Petit florilège:
« Il s'appelle DiCaprio. Leonardo DiCaprio! »
— Alain Sapin (@sapintree) 11:27 - 16 juin 2013
« Un James Bond américain!?! C'est une blague? »
— Boris Kleinman (@UKBoris) 18:58 - 16 juin 2013
« Il était grandiose dans son rôle de Jay Gatsby dans “Gatsby le Magnifique”, il sera magistral dans la peau de James Bond. »
— Planète Cinéma (@planetecinema) 15:40 - 16 juin 2013
« Je n'ai rien contre Leonardo, mais vous trouvez vraiment qu'il a une tête de James Bond? »
— Mélanie Petithomme (@mPetitH) 21:46 - 16 juin 2013"





jeudi 13 juin 2013

What's the trouble with 007? Quand James Bond rencontre Hitchcock!




Les deux univers se sont entrechoqués à de nombreuses reprises. Acteurs, actrices, idées, décors...
Hitchcock, lui-même mordu d'espionnage, aurait d'ailleurs pu tourner un James Bond dans la veine de Topaz ou de la Mort aux trousses.



Alfred Hitchcock presents

Vers la fin des années 50, le célèbre réalisateur réalise une série qui contiendra six saisons d'une trentaine d'épisodes chacune. Plus qu'un rendez-vous des fans de films policiers terrifiants, c'est un passage obligé des cinéphiles. Car sont passés par là des Steeve Mcqueen, Charles Bronson, Leslie Nielsen, Dick York, Rosemary Harris, John Cassavetes, John Forsythe, Bette Davis, Dick Van Dyke, William Shatner, Robert Duvall, Robert Redford ou encore Vera Miles!
C'est un monument dans les fondements duquel on trouve des acteurs de l'univers de James Bond.


Avant tout, on y trouve trois James Bond:
Le très officieux Barry Nelson qui le campa en 1957 dans ce qui est devenu le premier volet de la saga officieuse joue dans un épisode de la saison 4 intitulé Waxworks. Il y joue un personnage du nom de Raymond Houston. On notera que le nom de l'épisode ressemble à celui d'une saga méconnue mettant en scène Patrick Macnee, l'interprète de John Steed.
L'épisode précédant racontait un vol d'émeraude. L'inspecteur Benson y mène l'enquête: il est interprété par Sir Roger Moore himself!
Enfin, en guest star d'un autre épisode, on peut aussi trouver un certain James, agent secret, campé par un certain George Lazenby.

Les méchants sont aussi présents!
L'ennemi du Bond joué par Nelson, Le Chiffre, est campé par un acteur fétiche à Hitchcock, Peter Lorre, généralement connu pour le M le maudit de Fritz Lang. Il joue dans de nombreux films d'Hitchcock comme L'Homme qui en savait trop ou encore Lifeboat, par exemple. Dans la série, il apparaît dans deux épisodes et deux rôles différents, Thomas Sagaldo et un dénommé Carlos.






On y trouve également dans trois épisode le Dr Dent-Blofeld Anthony Dawson, connu au par ailleurs pour Dial M for Murder. Pour plus d'information, conférez-vous à l'article Dial M for Méconnu. Dans la série il joue dans 3 épisodes.

Enfin, on y trouve aussi un de ses alliés, Tibett alias Patrick Macnee alias John Steed dans deux épisodes. Il y campe un Professeur Kersley et un Sergent John Farell.




American gangster

Le premier interprète envisagé pour le rôle de James Bond est un anglais naturalisé américain très célèbre, j'ai nommé Cary Grant.



L'acteur est célèbre pour ses nombreuses prestations hitchcockiennes parmi lesquelles La Mort aux trousses, Soupçons, Les Enchaînés, La main au collet. Le plus réputé restant La Mort aux trousses où il joue Roger Tornhill, un homme d'affaire à la recherche d'un espion, Kaplan, avec lequel on le confond. C'est dans ce film que se déroule la célèbre scène où Grant cherche à échapper à un hélicoptère tueur.

Le problème est que Grant refuse le rôle, prétextant que la franchise ne parviendra pas à faire plus d'un ou deux films. Il fut très mal inspiré ce jour là...


L'étau se resserre!

Il se resserre en effet car il ne reste d'acteurs communs que deux vedettes d'On ne vit que deux fois et le méchant d'Octopussy.
Le plus important des deux est sans conteste Sean Connery qui a joué en simultané - performance inouie!- sur les plateaux de Goldfinger en tant que 007 et sur celui de Pas de printemps pour Marnie d'Hitchcock dans le rôle du jeune milliardaire Mark Rutland qui cherche à comprendre la démence de Marnie, une jeune voleuse qu'il a surpris dans ses bureaux. 1964 est une année faste de la carrière de l'acteur écossais.





La seconde est Karin Dor, l'interprète de la sournoise Helga Brandt. Elle joue dans L'Etau d'Hitchcock, film où elle est entourée de John Forsythe, un autre habitué d'Hitckcock et interprète du mystérieux Charlie Towsend des Drôles de dames, ainsi que de Frédérick Stafford, le plus célèbre interprète d'OSS117. Dans ce film, elle campe Juanita de Cordoba, une femme de Cuba qui aide le héros dans son enquête.




Le dernier acteur commun est le français Louis Jourdan. D'abord connu pour des films musicaux aux côtés de Jean Gabin, le jeune acteur file à l'anglaise aux Etats Unis où il jouera dans Drôles de Dames, McGyver ou encore La créature du marais en 1982 de Wes Craven, sorte de Belle et la Bête sauce louisianne. Mais avant cela, Jourdan joue dans deux films.
Le premier en 1947 est Le procès Paradine d'Hitchcock où il campe le palefrenier français André Latour, amant d'une femme accusée d'avoir assassiné son mari. Presque une quarantaine d'années plus tard, il interprètera Kamal Khan, le méchant d'Octopussy au flegme plus puissant que celui de 007.





"Je crois qu'elle a des menottes!/ J'espère bien!" Mathis /Bond

Il y a un Hitchcock qui rivalise d'audace et d'ingéniosité de mise en scène avec tous les autres films du réalisateur: Les 39 marches. La majeure partie du film est tournée avec deux vedettes menottées l'une à l'autre, y compris pendant les courses poursuites. La légende veut qu'Hitchcock ait laissé ses acteurs menottés en dehors des séances de films soit par sadisme soit pour mieux plonger dans le rôle.




C'est Roger Spottiswoode, réalisateur de films d'action qui décide de retenter la chose le temps de deux course-poursuites suivies dans Demain ne meurt jamais. James Bond et Wai-Lin, menottés l'un à l'autre, fuient du haut d'une tour de télévision et se lance dans une course poursuite à moto avec un hélicoptère. Hitchcock revisité par un invétéré de l'action pure, cela donne une véritable scène d'anthologie de la saga James Bond.








"Maman a été très très méchante" Raoul Sylva

Qui dit Hitchcock dit souvent Les oiseaux mais dit surtout Psychose.
Hitchcock est le réalisateur du premier volet qui se voulait unique et qui révéla la part sombre du jeu d'Anthony Perkins.
Deux James Bond se trouvent en face-à-face avec celui quieût été un excellent méchant de James Bond. En 1974, dans Le Crime de l'Orient express, Sean Connery joue un général anglais ultra-patriote, avatar de 007, complice d'un jeune secrétaire avatar de Norman Bates campé par Anthony Perkins. On assiste alors à une rencontre des deux acteurs dans un jeu qu'on leur connait le mieux.
Mais le meilleur est à venir! En 1980, dans le film Ffolkes (traduit par Les loups de hautes mers en français), Roger Moore interprète le gradé de la marine excentique Ffolkes qui affronte le décomplexé terroriste Lou Kramer campé par Anthony Perkins. La rencontre est plus brève et sous haute tension.
"- Vous ne me plaisez pas!, gronde Perkins
- Oh, je m'en consolerai!, rétorque Moore."

L'humour et le statut des personnages d'un James Bond sont au rendez et rendent bien l'aperçu de ce que Bond aurait pu faire du talent de l'interprète de Norman Bates.



Mais les duos d'acteurs ne sont que la parties émergée de l'iceberg. En effet, Skyfall fait un nombre incalculables d'allusions au film d'Hitchcock.

Il est l'aboutissement de deux volets où l'on laissait penser que M signifiait Mother, la mère. Camille Montès demande à Bond si elle est sa mère, Bond répond "ça, c'est ce qu'elle voudrait croire!". Dans Skyfall, Bond et Sylva sont comme les deux fils de M, en référence évidente au mythe biblique de Jacob et Essaü. Sylva ne cesse de nommer M "Mère" et désire sa mort en lui reprochant des péchés qui sont en fait les siens. De sorte que Bond et Sylva correspondent aux deux hypostases de Norman Bates: le bon fils, le meurtrier.
La métamorphose de Sylva lorsqu'il se défait de son dentier le change en quasi momie et le rapproche du cadavre de Mme Bates.

On peut s'intéresser aux ressemblances entre les scènes de Bond et Bates errant dans la plaine jouxtant leurs manoirs familiaux. Le même air grave, une posture semblable et des décors très très proches:






Les décors, justement!
Mêmes arbres dépouillés, mêmes solitudes et une vielle bâtisse qui effraie. 






Le plus curieux est l'agencement intérieur à l'entrée. La porte s'ouvre sur un long escalier montant à l'étage.








Sur la droite, un bureau laissé à l'abandon, sur la gauche, une cuisine pour Norman et une salle à manger pour James.


Pour finir, on notera que James Bond et Norman Bates sont tous les deux contraints à brûler leur manoir pour détruire le mal qui les hante. Pour Psychose, il s'agit du quatrième volet qui n'est pas d'Hitchcock.